La Gouineraie
création en janv 25 à la Maison des Métallos
textes et mise en scène Rébecca Chaillon et Sandra Calderan
régies Suzanne Péchenart
regard scénographique Camille Riquier
dramaturgie Céline Champinot






Gouines des villes et des champs, Rébecca Chaillon et Sandra Calderan s’assument comme telles. Et s’amusent à déconstruire le mythe de la famille traditionnelle, blanche, hétéro et catholique avec leurs icônes, Papa et Maman. Elles présentent une performance montrant comment féminisme et « gouinerie » peuvent sauver la vie, même quand on vit en milieu rural.
Comment s’apprivoiser soi-même pour entrer dans la vie de la personne qu’on aime ? Comment se fixer quand on est mobile, se calmer quand on est agité·e, se ruraliser quand on est citadin·e ? Comment ne renoncer à aucune joie, ne faire d’aucune de ses vies passées une erreur, et conjuguer tous ses amours ?
Sandra Calderan et Rebecca Chaillon transforment le plateau en un laboratoire de désordre et de vie, pour y exposer joyeusement leurs questions et expérimenter, devant nous et en temps réel, l’invention de leur liberté commune. Le corps, la terre, la nourriture, les mots et le désir sont les composants de cette alchimie amoureuse nouvelle, qu’elles partagent avec une loyauté totale, une pudeur qui montre tout.
Par le récit performé de leur propre vie, elles parviennent alors à conquérir de nouveaux espaces d’intimité sociale, qu’elles nous offrent comme le modèle d’une possible recomposition du monde où les vieilles oppositions, les vieux interdits, deviennent caduques.













Carte noire nommée désir
création en octobre 2021 à la Manufacture, CDN de Nancy
Mise en scène : Rébecca Chaillon
Assistante à la mise en scène : Olivia Mabounga
Dramaturgie : Céline Champinot
Scénographie : Camille Riquier assistée de Shehrazad Dermé
Lumières : Myriam Adjallé
Création sonore : Elisa Monteil
Régie générale : Suzanne Péchenart
Avec : Rébecca Chaillon, Aurore Déon, Bertoulle Beaurebec, Estelle Borel, Fatou Siby, Maëva Husband, Makeda Monnet, Ophélie Mac
crédit photo : Marikel Lahana, Sophie Madigand et Vincent Zobler
2014, je participe au documentaire Ouvrir la Voix / Speak Up d’Amandine Gay.
Ce film d’entretiens, donne la parole à vingt-quatre femmes afro-descendantes de France et de Belgique pour parler de leur situation particulière d’être femme et noire, mettant en lumière des discriminations systémiques, principalement le sexisme et le racisme.
Participer à ce projet m’a permis une prise de conscience de ma « négritude », de ma situation de française noire originaire de la Martinique, du racisme que j’avais vécu et des multiples tensions et paradoxes auxquels j’étais exposée quand il s ‘agissait de penser l’amour, le désir, le regard des autres.
J’ai entamé une éducation alternative à travers le militantisme anti-raciste, l’afro- féminisme et le militantisme queer. Tout cela m’a mené à penser ce projet de spectacle Carte Noire nommée Désir. »
Rébecca Chaillon










Sa bouche ne connaît pas de dimanche
création en mars 2021 au Quartz, scène nationale de Brest
Conception et interprêtation : Rébecca Chaillon et Pierre Guillois
A
Scénographie : Camille Riquier
Lumières : Suzanne Péchenart
Création sonore : Elisa Monteil
Régie générale : Suzanne Péchenart
crédit photo Margot Dejeux
Sans doute l'histoire d'une noire et d'un blanc, d'un pédé et d'une gouine, d'une bavarde et d'un taiseux qui taillent une bavette, de saint Pierre et de la Vierge Noire, d'une bouchère et d'un idiot, d'une croyante et d'un crédule. Il y aura des joutes verbales, des listes et à lire entre les lignes.
Au départ, ils se sont amusés à coécrire leurs parcours respectifs. À l’origine de Rébecca, la Martinique. À l’origine de Pierre, la Bretagne. Mais Rébecca prend conscience qu’elle est noire et Pierre, qu’il est homosexuel. Dépliant les couches de la genèse de leurs personnes, ils dénudent leur rapport ambigu au catholicisme, au sacré, à la pureté. La chair vient tout naturellement souder ces questionnements, celle de l’animal, celle que l’on mange, celle qui cristallise le paradoxe entre plaisir du goût du sang et sentiment de culpabilité de la tuerie nourricière. Créatures divines et personnages profanes, les deux artistes invoquent aussi la société dont ils rêvent.