Lennut
création en mai 24 au festival Sonj à Landerneau
Mise en scène Charlie Windelschmidt
D’après des extraits de L’Outrage aux mots de Bernard Noël – Éditions P.O.L.
Avec : Kévin Chappe, Anne-Sophie Erhel, Véronique Héliès, Ronan Rouanet et Mathilde Velsch
Scénographie Camille Riquier
Son : Gwenole Peaudecerf
Programmation Arduino : Théophile Rousic-Plantec
Création lumière Stéphane Leucart et Gaidig Bleinhant

















Promenade culturelle low-tech. Création pour l’espace public.
Lennut nous propose d’embarquer (seul ou à deux) pour un tour de 20 minutes dans et autour d’une installation plastique géante. Cet espace de jeu extravagant et précis de plus de 50 mètres est avant tout une scénographie ouverte qui sera l’architecture de notre déambulation et qui, en nous laissant choisir notre parcours, nous incite à entendre, voir et percevoir une addition d’évènements sonores et visuels singuliers. Équipés d’un sac à dos low-tech, nous partons à la rencontre de ces incidents baroques, guidés par une voix qui nous parle derrière l’oreille, voix déclenchée lorsque chacun flashe l’un des quarante code-barres géant disséminés autour de la structure gonflable. Entre deux code-barres, sept interprètes se mêlent de nous parler en tête-à-tête, créant des situations dont l’excentricité semble accrochée à une logique extraterrestre.
Approfondissant ses recherches dans l’angle mort du langage, Dérézo poursuit son travail de floutage, ludique, mais critique, entre factuel et fictionnel. C’est sur une sélection de textes de Bernard Noël (« L’outrage aux mots ») que s’appuie le spectacle. Voici donc mis en scène un insolite rituel qui, comme on navigue dans un poème, nous oblige à revoir notre position subjective. Une sensation d’infini lovée dans un espace-temps déconnecté de la fièvre consommatrice, ici, c’est le chemin qui devient le véritable but. Voici un jeu de places où nous sommes libres de jouer, on y va comme on jette des dés pour y entendre autre chose que ce à quoi nous nous attendons, et avec le corps : un train fantôme sans train, ni fantôme.














Ce que voient les oiseaux
création en mai 22 au festival Itak à Maubeuge
Mise en scène Charlie Windelschmidt
Avec Louise Forlodou, Louise Morin, Ronan Rouanet et Nikita Faulon (en alternance)
Autrices Lisa Lacombe et Morgane Le Rest
Scénographie Camille Riquier
Construction Emmanuel Bourgeau et Quentin Alart -
Création son Gwenole Peaudecerf
Création vidéo Stéphane Leucart
Création teaser Pierre-Alphonse Hamann
La ville est un manège au fronton duquel il est écrit Réalité. Il suffit de monter dedans.
ll y a ce que nous croyons voir et ce que nous voyons vraiment : chaussons un casque et un tableau de bord pour vivre quinze minutes d’une immersion cocasse. Cet appareillage atypique augmente et déforme nos aptitudes auditives et visuelles : Qui de la ville ou de moi habite l’autre ?
Voici un procédé contemplatif pour une construction à vue d’une poétique urbaine obstinément bousculée par l’inopiné de la cité en mouvement.
Expérience inhabituelle et sensitive, ballet secret où le théâtre danse avec le cinéma : Ce que voient les oiseaux est une forme performative qui transforme notre regard sur l’espace public.
Trois performeur·euse·s, un vidéaste, un musicien et un metteur travaillent en direct pour cinquante spectateur·rice·s.
L’écriture de Dérézo déconstruit nos habitudes de consommateurs d’images pour transgresser la notion de réalité. Une autre ville peut alors apparaître : une cité en transparence, dont nous serions, nous les spectateur·rice·s, les témoins momentanés. Au vu et au su de tous, s’y jouent des choses que personne ne voit : c’est cela qu’il faut entendre. S’y jouent des choses que personne n’entend : c’est cela qu’il faut voir.
Deux séquences jouées en continu et en alternance avec changement de groupe. Cette installation est posée au cœur du ballet du quotidien, parmi les passants qui passent et les véhicules qui circulent...
Notre spectacle, fut-il poétique, sera hybride. Il aura à voir avec le cinéma, avec le théâtre et avec la performance, sans pour autant revendiquer tout à fait un de ces trois genres.









Alice de l'autre côté du miroir
création en novembre 2019 au Volcan, scène nationale du Havre
Mise en scène : Charlie Windelschmidt
Avec Anne-Sophie Erhel, Véronique Héliès, Chloé Lavaud, Alice Mercier, Anaïs Cloarec et Valéry Warnotte
Assistant à la mise en scène : Simon Le Doaré
Scénographie : Camille Riquier
Création sonore : Guillaume Tahon
Création lumière : Stéphane Leucart
crédit photographique : Roland Sourau
Alice dans un EHPAD
Alice de l’autre côté est un rendez-vous théâtral qui est d’abord celui de toute l’équipe artistique avec ce village particulier qu’est un EHPAD. Pour nous ce fut celui de Lanmeur (Finistère). Nous avons choisi l’immersion comme mode opératoire : il s’agissait de générer de la fiction, pour nous, mais aussi et surtout pour les résident·e·s et professionnel·le·s de l’EHPAD. C’est un personnage directement sorti du texte de Carroll qui fut « l’invité » de cette institution. En mascotte déroutante il a su contredire beaucoup de poncifs sur cet endroit qui semble déjà nous attendre…
Nous avons alors choisi de bâtir une variation autour du texte de Lewis Carroll. Écriture de plateau délicate, cherchant à déstabiliser quelque chose au cœur d’un modèle de la littérature enfantine - modèle qui s’impose lorsque nous pensons à Alice. Par glissements échiquéens successifs, Alice va rencontrer six vieux tirant vers le monstrueux, qui lui livreront un trousseau de clefs ambiguës pour des portes qu’elle seule pourra ouvrir. Six vieux missionnés pour faire perdre à Alice la sensation de la personne qu’elle est.
Ces vieux et vielles transmettent à la jeune une suite de signes équivoques qui dévoilent des clivages, défaillances, manques qui font notre monde, lorsque l’on accepte de s’y inclure. Que peut-on alors considérer comme étant « la réalité » ?
Alors, un peu plus armée de questions qui font grandir, Alice pourra tenter d’affronter ses angoisses, c’est-à-dire ne plus accepter cette réalité telle quelle, comme on lui a dit qu’elle devait être, mais, tendrement, se risquer à la transformer.
Entre autres phénomènes décisifs : la langue. Lieu du dilemme par excellence, Alice se met en quête d’indices pour trouver des solutions. Car c’est bien dans la langue elle-même que quelque chose semble se passer. Cette série de dérapages sémantiques font saisir à la jeune femme qu’elle est bel et bien sous l’influence de quelque chose qui lui fait faire ce qu’elle fait. Elle est le seul personnage, les autres, les vieux, sont des acteurs et des actrices : un balancement entre « être » et « jouer à être » fait lentement entrer le théâtre en scène, comme un cadeau qu’on ne peut refuser. Apparaît alors l’opportunité pour nous tous de sortir du théâtre par le théâtre.












« Tempête » d’après La Tempête de Shakespeare est une adaptation nourrie par une résidence en Indonésie dirigée par Charlie Windelschmidt dans le cadre du programme de la Villa Médicis Hors Les Murs de l’ Institut Français. Cette création sous influence, débute par un prologue forain spectaculaire sur les parvis des théâtres, véritable reconstitution grandeur nature d’un naufrage. La procession des spectateurs pénètre alors dans le théâtre où le calme du politique se mêle aux affres de l’irrationnel : c’est l’île.
La rencontre de ce bateau et de cette île, choc de deux visions du monde, engendrera des monstres. Des monstres de théâtre ?
"Avec une scénographie impeccable et le jeu enthousiasmant de ses comédiens, cette adaptation de La Tempête est l’une des belles réussites de cette saison" La Scène - Mars 2017
Tempête
création en novembre 2016 au Volcan, scène nationale du Havre
Mise en scène : Charlie Windelschmidt
Avec Anne-Sophie Erhel, Véronique Héliès, Chloé Lavaud, Alice Mercier, Gaëtan Vettier et Valéry Warnotte
Assistant à la mise en scène : Simon Le Doaré
Scénographie : Camille Riquier
Recherches dramaturgiques : Lisa Lacombe
Costumière : Zuleika Bladsczyck-Radziwill
Création Son : Alain-Michel Pennec
Régie son : Guillaume Tahon
Création Lumière : Stéphane Leucart
crédit photographique : Didier Olivré




Les habitants
création en mars 2012 à la Filature, scène nationale de Mulhouse
Mise en scène : Charlie Windelschmidt et Valéry Warnotte
Initiée avec les Scènes Nationales de Mulhouse et du Havre, « Les Habitants » est une fiction urbaine créée in situ pour et avec les citoyens d’une ville donnée. Après une période d’observation, de rencontres et de résidence sur le territoire, la compagnie imagine des formes spectaculaires capables de rebattre les cartes du « jeu » de la représentation et des mythes contemporains. Les Habitants deviennent les complices d’une aventure qui carbure à l’humour. Partageons un malin plaisir à jouer la fiction comme une réalité... et inversement !
« Les Habitants » est un projet ayant pour toile de fond la question du lien social entre les habitants d’une ville ou d’un territoire. Le but est d’interroger le réel en convoquant l’imaginaire : Comment une ville peut-elle redevenir le terrain de jeu des habitants, son sujet et son complément ? Comment un citoyen peut-il redevenir un acteur de son environnement et non plus un consommateur passif ?
Avec un départ de spectateurs en plusieurs quartiers de la ville, puis un parcours urbain comprenant trois « stations théâtre » et un final dans le hall de La Filature, ils convoquent plus de cinquante artistes (dont des habitants) pour ce spectacle in-situ et sur mesure. Défilé géant où se côtoient les genres et les formes, les disciplines et les esthétiques.
Mêlant sans répit musique live, vidéo, chant, solos, chœurs, performances, dégustations, masques…, cette proposition hors normes surprend par sa capacité à enchanter notre relation à la représentation, au territoire et à la fête qu’est le théâtre.
Microfictions
création en octobre 2011 au MuMa, musée d'art moderne du Havre
Texte : Régis Jauffret
Mise en scène : Valéry Warnotte, Charlie Windelschmidt, Peter De Bie
Assistants mise en scène : Valentine Spindler
Avec : plus de 250 artistes
Scénographie : Camille Riquier
Crédit photographique : Sébastien Durand
Direction technique : Cédric Maignen
Lumière : Marie Nicolas
Microfictions se présente sous la forme de 500 textes courts, d’une page et demi, 500 fragments de la vie de gens au sein desquels des milliers de personnages évoluent.
Nées d’une même pulsion d’écriture, dans un temps donné et toutes d’un même format, ces histoires courtes racontent avec fantaisie leurs amours, leurs crimes, leurs lâchetés, leurs petits fascismes ordinaires, quelques moments de bonheur ou de félicité parentale…
Un portrait, en forme de galerie, de notre époque : ce qui naît et ce qui meurt en nous et autour de nous, les gens d’aujourd’hui. La réalité n’a qu’à bien se tenir…
Par la voix de ses nombreux narrateurs, l’auteur décortique le genre humain dans toute sa décadence avec un humour dévastateur, et nous offre un véritable acte politique salutaire et jouissif : grâce à lui nous nous sentirons un peu moins seuls face à la Barbarie.
Spectacle culinaire, théâtral et déambulatoire autour de l'anniversaire de la création des Maisons de la Culture.
Conception et réalisation de deux parcours pour 6 groupes de 18 spectateurs avec 18 stations scénographiées autour et dans l'ensemble du musée.
Création et réalisation d'un dispositif transformable pouvant recevoir 108 personnes autour d'un repas et d'un cabaret.








Conception et réalisation du dispositif pouvant recevoir 200 personnes dans une baraque Dromesko et aménagement extérieur (signalisation de l'évènement et structuration du paysage).
Il s'agit de proposer une scénographie évolutive pouvant accueillir différentes formes de spectacles (une trentaine d'artistes), des espaces de restauration et un bar tout au long des 3 jours de représentations.
Photos de Sébastien Durand.
Guinguette
création en juin 2011 au Carré magique, Cesson Cévigné



Quinze représentations au bord de l’eau, à la tombée de la nuit. Douze escales vespérales dans neuf lieux sauvages et pittoresques traversés par l’Aulne finistérienne.
Le Kabarê Flottant tisse son voyage sur le fil poétique du canal, de Carhaix à Brest : au cœur de la Bretagne.
20 comédiens, musiciens, plasticiens, techniciens, artistes de la Compagnie Dérézo vous ouvrent les portes d’une scénographie en milieu naturel : revisiter le genre cabaret... à ciel ouvert.
Polyphonie des genres et des voix, c’est dans le théâtre qu’il puise son inspiration : deux heures d’une succession de formes courtes sautant sans répit du carnavalesque au politique, de morceaux chantés en solos déjantés... Ecritures scéniques dans tous les états : musique, masque, marionnette, vidéo, danse, performances, magie, chanson, visuels, objets... sur des textes d’aujourd’hui écrits par des auteurs jeunes et moins jeunes, d’ici et d’ailleurs.
Aventure inhabituelle dans la force du geste forain, toute l’équipe monte et démonte cet espace flottant pensé sur mesure, famille réunie pour le bonheur du geste poétique, le chemin de halage comme salle de spectacle, la nature comme fond de scène, l’eau comme plateau brillant... Etres humains sous les étoiles !
Kabaré flottant
création été 2006
tournée sur le canal de Carhaix à Brest